Terrible !

Le décès brutal d’un lapin doit alerter le propriétaire. Ce qu’il convient de ne surtout pas faire est de le manger. Ne pas non plus le donner à manger à son chien, car il peut devenir vecteur du virus et le transmettre. 

La vaccination est le seul remède pour combattre ce mal qui guette les lapins.

Le virus foudroyant VHD2, très dangereux et «actif» pendant au moins trois mois à l’air libre», vient de faire son apparition dans le Sud-Est de la France, depuis quelques semaines. Les vétérinaires ne sont pas toujours au courant... Une seule solution: vacciner

Elle semble bien avoir levé un lièvre... La Pugétoise Virginie Virolle, par ailleurs ingénieure biologiste à la faculté de Valrose (Nice), s’est alarmée, la semaine dernière, d’avoir perdu son lapin domestique du jour au lendemain. «J’ai retrouvé mon lapin mort, un soir, alors qu’une heure avant, il semblait en pleine forme, raconte-t-elle. En cherchant bien sur Internet, je me suis aperçue que de plus en plus de lapins, dans notre région, contractaient cette maladie foudroyante.»

Renseignements pris, la biologiste redoute un virus appelé VHD2 qui décime lièvres et lapins, domestiques et sauvages. «Hélas, peu de vétérinaires de la région sont au courant, car ce virus a commencé à se répandre en Europe et a touché d’abord le Nord de la France, avant d’arriver depuis peu par chez nous», déplore-t-elle.

«Le virus RHDV2 (ou VHD2, Ndlr.) circule en France, en effet, confirme le Dr Samuel Boucher, vétérinaire expert en cuniculture (élevage des lapins) et co-découvreur en France de ce virus. Le lièvre peut également être affecté. Ce virus touche désormais des lapereaux jeunes et provoque de vraies hécatombes, jusqu’à 90 % de morts sur des animaux non vaccinés.»

D’où l’importance de penser à vacciner son animal, «comme on le ferait pour son chat ou son chien», précise le Dr Leclerc (lire ci-dessous). «Ce virus, originaire de Chine, a fait son apparition en 1988 sous la forme du VHD, mais un vaccin a permis de stopper l’épidémie. Malheureusement depuis 2010, un variant (le VHD2) est apparu et a commencé à se répandre par le nord de la France, jusqu’à arriver en Paca ces dernières semaines, explique la jeune femme. Mais pourquoi sommes-nous si peu informés? Il n’y a pas de prophylaxie, pas d’anticipation et maintenant, le virus se propage si facilement...»

Si les particuliers ont de quoi s’alarmer, l’inquiétude est tout aussi grande chez les éleveurs. Chez la Muyoise Nathalie Ribet, éleveuse d’animaux de basse-cour, également présidente de l’association EVA (éleveurs varois avicoles, lire ci-contre), a fait passer le mot chez ses confrères et consœurs éleveurs de lapins. «Il y a beaucoup d’enjeux, on tient à ne pas perdre notre travail. Ce virus touche tous les lapins (nains, de taille moyenne et géants). On a atteint la cote d’alerte, maintenant, il faut que les pouvoirs publics informent la population.»

Hélas, vaccins et autopsies ont un coût pour le particulier, et surtout pour l’éleveur. Mais en l’absence de traitement, la vaccination paraît incontournable. «Et ce virus est très résistant ! Il se transmet par le toucher et peut rester «actif» pendant au moins trois mois à l’air libre. Si le virus est inoffensif pour l’homme à ce jour, il est très facile de le transmettre par inadvertance», alerte Virginie Virolle, qui attend les résultats de l’autopsie réalisée sur son lapin mort.

Et craint ce qui semble être une évidence: le virus VHD2 a frappé...

Eviter de :

Il ne faut pas non plus enterrer le lapin, car le virus a une durée de vie de plus de trois mois à sec et peut être consommé par un carnivore qui deviendra vecteur à son tour... Rappelons que le simple toucher suffit à transmettre ce virus particulièrement résistant. Pour s’en prémunir, il convient se renseigner auprès de son vétérinaire pour faire vacciner, au plus tôt, son animal.

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