Le tout premier épisode de "Buffy contre les vampires", intitulé "Buffy the Vampire Slayer" en version originale, a été diffusé il y a exactement 20 ans sur la chaîne The WB !

C'est en effet le 10 mars 1997 que le grand public a découvert cette série chouchou.

Pendant 6 ans, les fans fidèles se sont rués devant leur téléviseur chaque semaine pour découvrir les nouvelles aventures de Buffy, Alexander, Willow, Cordelia, Rupert et Angel. Au total, on a eu droit à 144 épisodes de Buffy contre les vampires répartis en 7 saisons.

La série de Joss Whedon (Avengers, Avengers : l’Ère d'Ultron) a marqué toute une génération de téléspectateurs, tant aux États-Unis qu'en France, au point d'acquérir le statut de série-culte.

La série a ainsi fait l'objet d'un nombre considérable de travaux universitaires, entraînant la publication d'une vingtaine de livres et de centaines d'articles étudiant ses thèmes. Parmi les plus traités, on retrouve le féminisme. Ce qui n'est pas étonnant pour Sandra Laugier, professeur de philosophie à l'université Paris 1 et auteur, en compagnie de Sylvie Allouche, de Philoséries : Buffy, Tueuse de vampires.

« Buffy contre les vampires a eu certainement plus d'influence pour l'évolution du féminisme dans la société, mais aussi pour la réflexion féministe, que beaucoup de penseurs, car elle a atteint un public très large, nous explique-t-elle. Joss Whedon a réussi à retourner le stéréotype de la petite blonde au lycée, qui va soit avoir des aventures avec des garçons, soit, dans les films d'horreur, se faire massacrer à la deuxième scène. »

Les personnages étaient très attachants. Buffy, la petite blonde complètement badass ; Willow, l'intello coincée qui se révèlera être une puissante sorcière ; Alex (Xander en VO), le garçon dont les seuls pouvoirs (qui s'avèrent au final très utiles) sont de posséder une culture pop sans égal et un sens de l'humour à toute épreuve ; Giles, l'« Observateur » pince-sans-rire british ; mais aussi Angel et Spike, les vampires au grand cœur (et au charisme fracassant) ; Cordelia et Anya, les filles superficielles se retrouvant toujours au mauvais endroit, au mauvais moment... On se passionne pour leurs aventures d'autant plus facilement qu'un réel mimétisme s'opère au fur et à mesure des épisodes. Résultat, on finit toujours par s'identifier à l'un des membres du Scooby gang (le nom que les personnages ont donné à leur petite bande). « Buffy n'est au départ pas une personnalité extraordinaire, elle n'est pas spécialement douée pour quoique ce soit. La force de la série est de montrer qu'une personne tout à fait ordinaire peut devenir exceptionnelle », analyse Sandra Laugier. Et ça fonctionne clairement pour tous les personnages.

Il faut souligner qu'à l'époque de sa sortie, Buffy contre les vampires est une série novatrice dans sa construction. « La particularité est que chaque épisode posait ainsi des questions très profondes, tout en participant à un arc narratif annuel qui était également très structuré, ce qui n'était pas monnaie courante à l'époque. Chaque épisode a une vraie consistance, affirme quelque chose et pose un problème philosophique particulier tout en participant pleinement à l'évolution des personnages, et ceci de la première à la dernière saison », détaille la chercheuse.

Ce 20ème anniversaire de la série culte est aussi l'occasion de se revoir certains épisodes des sept saisons des aventures de Buffy Summers et de ses amis contre les suceurs de sang à grandes dents.

Voici quatre épisodes qui ne doivent sous aucun prétexte vous échapper : Un silence de mort (saison 4), dans lequel Joss Whedon coupe la parole aux personnages afin de répondre à certains critiques acerbes qui considéraient que la qualité des dialogues cachait la médiocrité de la série, Oprhelines (saison5), dans lequel vous n'entendrez aucune musique, mis à part le générique, et qui se révèle d'une violence inouïe, Que le spectacle commence (saison 6), un épisode musical très bien réalisé, et A la dérive (saison 6), dans lequel on finit par se poser la question de la réalité des cinq saisons vues auparavant.

On vous conseille aussi Alias Angelus (saison 1), centré sur la personnalité d'Angel, Un charme déroutant (saison 2) et Le Zéro pointé (saison 3), deux épisodes où Alex se retrouve bien malgré lui au centre de l'intrigue, Superstar (saison 4), dans lequel un personnage complètement secondaire est, comme par magie, propulsé sur le devant de la scène, La Faille (saison 5), où l'on apprend plus sur Spike, ou encore Écarts de conduite (saison 6) ou Sous influence (Saison 7).

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